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Interview témoignage bilan de compétence : " Il a complètement changé ma vie ! " Peggy Naudot

 Peggy Naudot est psychologue clinicienne.
Elle exerce son métier à son image : jonglant entre l’institution et ses équipes pluridisciplinaires et l’exercice libéral en cabinet. Mais elle ne s’arrête pas là. Elle a créé un programme de méditation de pleine conscience en 10 séances et vient tout juste de démarrer une session avec un deuxième groupe ! https://bit.ly/2z6hS7Y

Pourquoi avez-vous fait un bilan de compétences ?

Mon bilan de compétences, c’était il y a plus de 6 ans… Ce qui m’a conduit à le faire, c’était à l’époque ma situation de grande souffrance au travail. Ainsi, avant de me retrouver en arrêt de travail pour dépression ou pour burnout, je me suis un peu renseignée sur internet. Je suis tombée sur le bilan de compétences et je me suis dit que c’était le bon moment.

 

Quelques temps avant, j’ai fait un bilan personnel et me suis interrogée sur ce qui se passait. Je me suis posée des questions :

  • Pourquoi souffres-tu autant ?
  • Pourquoi es-tu insatisfaite ?

Mais je n’arrivais pas à voir d’avenir ou d’évolution. Le temps était de plus en plus long au travail et j’ai réalisé que non seulement je n’étais pas bien, mais en plus, ça se passait de plus en plus mal au travail.

C’est ensuite que j’ai contacté RH Partners !

Un peu par hasard, entre Noël et jour de l’an, et je suis tombée sur une personne vraiment charmante ! Je le dis parce que cela compte beaucoup. Elle m’a expliqué comment se passait le bilan et quelles étaient les démarches qu’il fallait que je fasse. Ensuite je suis allée voir d’autres centres tel qu’il est recommandé mais aucun de m’a séduit plus que RH Partners.

Comment s’est déroulé votre accompagnement ? Quelles ont été les étapes, l’accompagnement, la relation avec la consultante ?

Il s’est déroulé sur 3 mois, il me semble. Je venais tous les mercredis après-midi.

Pour les étapes du bilan, il y a une partie professionnelle et une partie personnelle aussi.

Pour la partie professionnelle, on a d’abord fait le point sur ma formation et sur les compétences que j’ai pu mettre en action dans mes anciens postes.

Ensuite, le questionnement : qu’est-ce qui me satisfait ? Qu’est-ce qui ne me satisfait pas ?

Ce dont je me rappelle le plus c’est l’alliance et l’écoute, très importante qu’a eu Anne Christel à ce moment-là ! Parce qu’on arrive avec beaucoup de souffrance et tout ce que l’on souhaite, c’est que tout s’arrête vite ! On a envie de dire : « vite, trouve-moi une solution que je sorte de là ! », mais ce n’est pas si simple…

Donc, je crois que l’analyse de la partie personnelle, avec ce qu’on fait au niveau professionnel et constater ensuite l’écart entre ce qu’on est et ce qu’on fait m’a beaucoup aidé !

Et les tests en appui bien sûr aussi (même si aujourd’hui je ne suis pas du tout test dans ma pratique) mais les « fameux » tests pendant le bilan ont été vraiment probants ! C’était le choc quoi !

« Non ce que tu fais là ça ne te correspond pas du tout il faut vraiment changer ! ». Ces tests ont permis d’entrevoir enfin une vraie ouverture. Mais – Pour avoir ensuite discuté avec d’autres personnes, qui ont pu faire des bilans de compétences, peut-être moins probants ou moins fructueux – c’est surtout le relationnel, je pense, qui a beaucoup compté : cette alliance avec Anne Christel a été capitale !

Autre étape très importante que nous amène à faire le bilan de compétences (et que je n’aurai pas fait seule…), c’est de nous « forcer » à rencontrer des professionnels, à faire des entretiens avec eux et leur poser des questions : « c’est quoi votre métier ? » « Qu’est-ce que vous faites au quotidien ? » « Quelles sont vos compétences ? » etc…

Et sans le bilan de compétences, je pense que je ne me serais jamais autorisé à le faire mais cela m’a clairement aidé à me projeter et définir mes priorités.

Quel a été votre projet à l’issue du bilan ?

À l’issue du bilan, on a défini 2 projets. Et stratégiquement, c’était vraiment important.

Mon projet numéro 1 c’était vraiment un virage à 180 degrés.

On passe du commerce international et de la banque à psychologue ! Donc il faut quand même que cela fasse son chemin parce qu’on se dit : « mais n’importe quoi », « tu n’as pas du tout la formation », « qu’est-ce que tu vas faire là-dedans », « encore une idée farfelue à la veille des 40 ans », « 5 ans d’études… » Bref ce sont tous les freins qui parlent alors ! Et ce projet numéro 1 semble d’un coup très idéalisé et quasi-intouchable.

Mon projet numéro 2 c’était coach dans le milieu professionnel. Celui-ci me semblait plus adapté par ce que je me disais que je travaillais depuis un moment donc que je pouvais peut-être aider d’autres personnes, ça paraissait possible.

Le fait qu’il y ait un projet « bis » me rassurait. Je me disais bon, si le premier tu as trop rêvé, le deuxième est là, pas très loin et sera plus facile à concrétiser. En fait, ce n’était vraiment que pour me rassurer parce qu’aujourd’hui, je me dis que ce projet 2 même s’il avait des points communs, il ne m’aurait pas autant de satisfait.

Qu’est-ce qui a été le plus dur ? Reprendre des études, se remettre en question ? Combiner vie de famille/études ?

Le plus dur pour moi ça a été d’avoir moins de temps pour ma famille. Je suis maman… maman poule ! A la banque, j’adaptais mon travail à mes enfants et là, je m’autorisais à faire ce dont j’ai envie moi… Même si cela impliqué d’avoir moins de temps pour eux. Je partais parfois sur Toulouse des semaines entières pendant des examens et cette absence physique a été douloureuse pour tous. C’est ce qui a été le plus dur pour moi.

Ce n’était pas les nuits blanches ni la quantité de travail, au contraire, cela m’a beaucoup stimulé et je me suis rendu compte que ça me correspondait beaucoup. Mais laisser mes enfants et m’éloigner d’eux ça a été très difficile.

Et qu’est-ce qui a été le plus positif dans toute cette aventure ?

Ah les études ! Et je suis bien contente d’avoir choisi psychologue parce que je vais pouvoir étudier jusqu’à la fin de ma vie ! Il y a plein de personnes qui sont étonnées, mon mari le premier.

Grâce à Anne Christel et au bilan de compétences, ce que je ne m’étais pas forcément autorisé à me dire c’est que : j’aime les études, j’aime étudier ! Mais socialement, étudier n’est pas toujours bien vu… avec le temps, les études sont associées à une partie de notre vie… Mais en fait, étudier, retourner à la fac, ouvrir des livres, rencontrer des professeurs, j’ai adoré !

L’ouverture aussi sur d’autres personnes, sur des personnes plus jeunes aussi peut faire sourire, mais c’est vraiment important parce que ça nous oblige à nous remettre beaucoup en question et ça c’est vraiment intéressant. Et puis maintenant mon métier !

Parlez-nous de votre métier ?

Aujourd’hui je suis psychologue clinicienne et psychothérapeute. Je le précise parce qu’il y a plein de courant après dans la psycho donc voilà !

J’avais rêvé pendant mes études d’avoir un temps partagé, c’est-à-dire un temps en libéral et un temps en institution. Il se trouve que durant mon parcours j’ai découvert le secteur de la protection de l’enfance qui me faisait extrêmement peur au départ mais la vie est bien étrange parfois puisque tout a été fait pour m’y emmener…

Donc depuis la fin de mes études, je travaille en protection de l’enfance. Ce domaine a vraiment beaucoup de sens pour moi. A côté de ça, j’ai ouvert mon cabinet en libéral tout de suite après l’obtention de mon diplôme l’année dernière.

Je partage mon temps, donc finalement le rêve se réalise ! Comme quoi, il ne faut rien lâcher.

Et le rêve se réalise doublement plus parce que pendant mes études j’ai aussi fait un mémoire sur la méditation de pleine conscience, plus particulièrement auprès des nageurs. Je suis sportive et la natation, ça a toujours été mon sport. Et une fois de plus, la vie est bien faite parce que le hasard a fait que j’ai pu travailler avec des jeunes en classe aménagée « sport » sur le stress, en leur emmenant la pratique de la méditation.

Donc aujourd’hui je travaille en institution, j’ai mon cabinet en libéral et je fais des ateliers de méditation de pleine conscience !

Le bilan de compétences aurait-il changé votre vie ?

Et bien je crois que vous l’avez compris il a complètement changé ma vie ! C’est certain !

Et l’a amélioré de 100 % !

Aujourd’hui je me dis merci d’avoir autant souffert au travail parce que du coup ça m’a permis d’aller vers qui je suis. Je pense que sans la confiance et le travail du bilan de compétences en fait, et sans cette ouverture « mais oui vous pouvez le tenter » « mais oui il y a des moyens pour le mettre en place », je ne me serais jamais autorisé cette reconversion.

Parce qu’on est formaté. On nous dit qu’en fonction de nos études on ne peut pas faire un virage à 90 degrés. Et je me dis quel dommage parce qu’aujourd’hui à 45 ans, parce que j’ai osé, je fais le travail qui me correspond et qui me rend heureuse. Je n’ai même pas l’impression que c’est du travail tellement ça m’épanouit et en plus : je vais faire ça jusqu’à la fin de ma vie ?! Oui puisque ce métier-là peut prendre plein de formes. Donc la retraite ne s’envisage même pas finalement.

Donc MERCI !!