Leadership et Followership :  un inséparable duo ? 

Août 31, 2022

En entreprise, on parle souvent de Leadership et rarement de la notion de Followership et pourtant, c’est un concept tout aussi important. Que signifie ces deux notions ? Quelles en sont les différences ? Sont-ils réellement complémentaires ? Explications ! 

Leadership et Followership : Kesako ? 

Leadership et Followership : Kesako ?

Le leadership, on connait ! C’est la capacité d’un individu à mobiliser un collectif autour de lui pour atteindre des objectifs ou accomplir de grandes choses. Le leader bouscule les habitudes, crée et n’a aucune peur d’innover ou de proposer des solutions qui perturbent l’existant. Outre son charisme naturel, c’est essentiellement dans ses relations avec les autres qu’il assied son pouvoir de persuasion. 

Le followership représente non seulement la volonté d’un ou de plusieurs individus de suivre activement un leader mais également le processus social réciproque qu’est le leadership. Il est le meilleur ami du leadership et l’un ne va pas sans l’autre ! Attention, ce n’est ni un asservissement, ni une obéissance passive aux ordres. 

C’est simple : aucun leader ne parvient là où il est sans l’apport et l’appui de followers qui le soutiennent. Loin d’être de simples suiveurs, les followers sont des acteurs actifs qui possèdent le pouvoir de choisir leur organisation, leur leader et l’énergie investie dans l’action.  Pour certains professeurs, « ces acteurs n’ont pas moins d’influence que le leader ».  La façon dont les followers suivent est aussi importante pour le succès de l’entreprise que la manière dont le leader dirige. 

Par ailleurs, les followers ont un rôle considérable à jouer dans la réussite et la performance d’une organisation. Cependant, on ne parle pas souvent d’eux car la culture française met toujours l’accent sur le leadership. Pourtant, Steve Jobs a conduit Apple vers de hauts niveaux de performance grâce aux followers qui travaillent pour lui. Le followership est l’envers du leadership.  

Notez-le : la Teamship est le lien entre le leadership et le followership et fait référence aux efforts conjoints du leader et des followers dans l’objectif d’atteindre un but commun 

Leadership et followership : sont-ils réellement complémentaires ? 

Leadership et followership : sont-ils réellement complémentaires ?

Le Followership est donc étroitement lié au Leadership. Ils poursuivent le même objectif : celui de produire des résultats fructueux pour l’entreprise. Il a été démontré que le Followership faisait évoluer le Leadership dans le but d’inclure pleinement le rôle des suiveurs. Ce concept est encore peu exploité dans le monde de l’entreprise alors que développer le leadership de chacun passe par le développement de son followership.  

Au sein d’une organisation, être leader implique de savoir se comporter comme un suiveur ce qui veut dire que le leader est à la base un suiveur. Aussi dans certains cas, le suiveur peut devenir un leader en puissance.  

Notez-le : derrière tout leader efficace, il existe un followership exemplaire ! 

Un bon Follower est responsable de son action et peut influencer et modeler la vision du leader. Lorsque c’est nécessaire, il peut même se substituer au leader. Un bon leader est un bon follower et inversement. Les suiveurs et leaders construisent leur rôle de façon intégrée et ces derniers sont souvent interchangeables.  

En définitive, ils ne sont ni statiques ni séparés mais se constituent activement l’un et l’autre. Le privilège de leadership n’existe pas sans followership.  

Les différents styles de Followership 

Les différents styles de Followership

La psychologie des suiveurs est aussi intéressante à étudier que celle des leaders parce qu’il en existe aussi plusieurs types. Prenons le modèle de Robert Kelley, théoricien qui distingue cinq types de suiveurs : 

  • Le suiveur mouton : il est passif, dépendant et manque d’initiative ; 
  • Le suiveur conformiste, à l’inverse : il est actif et dépendant mais à besoin de recevoir des instructions de la part du leader ; 
  • Le suiveur aliéné : il est passif et indépendant mais n’est pas force de proposition ; 
  • Le suiveur pragmatique ou le « survivor » : il fait juste assez pour faire plaisir au leader mais rien de plus. Il suit ses directives à la lettre. 
  • Le suiveur exemplaire défini selon 15 attributs dont : penser par soi-même, concevoir son propre emploi au-delà de la tâche de travail, soutenir son équipe et son leader, se focaliser sur l’objectif, etc…   

Les 4 premiers sont nocifs et peuvent contaminer d’autres suiveurs. Le rôle du leader sera donc d’identifier à quel type appartiennent les membres de son équipe pour les manager correctement, éviter les dérives et favoriser les suiveurs exemplaires. 

Les 4 qualités obligatoires pour être un « suiveur efficace » selon Robert Kelley sont : se gérer par soi-même, s’engager dans le but et les principes de l’organisation, construire ses compétences et concentrer ses efforts pour un maximum d’impact, se montrer courageux, honnête et crédible.  

En d’autres termes, un follower efficace se construit dans la juste perception de son propre rôle quasiment identique au leader. 

A noter que d’autres modèles de suiveurs ont été définis par d’autres théoriciens comme Ira Chaleff ou encore Barbara Kellerman. 

Attention, il existe tout de même des situations dans lesquelles le leadership n’est pas nécessaire. Et si le followership était plus important que le leadership ? 

Les dérives du leadership ou comment perdre son Followership ? 

Les dérives du leadership ou comment perdre son Followership ?

Dans certains cas, le leadership est très mal perçu par les suiveurs. Un leadership inutile peut compromettre la performance de la dynamique d’un groupe. Il peut également exister des problèmes de coordination ou de cohésion.  

Aussi, à force de compter et ne suivre qu’une seule personne, le leader développe de l’orgueil et centralise le pouvoir. Il n’écoute personne car il sait qu’il est incontournable au sein de l’organisation. Lorsque le leader fait preuve d’arrogance ou de déni des autres, il n’est donc pas suivi et c’est toute l’organisation qui s’effondre. 

 

Et vous, comment vous vous situez ? Etes-vous prêts à développer vos caractéristiques de follower autant que celles de leader ? Et si la « meilleure » vision appartenait en réalité aux suiveurs ? Envie d’échanger sur cette thématique ? 

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